L'AUTOMNE A MOTO
Le goudron devient gras, surtout en ville, et particulièrement aux abords des endroits embouteillés où les voitures et camions s'arrêtent fréquemment. Leurs fumées d'échappement concentrées sur un endroit précis constituent une couche de graisse qui ressort à la surface en cas de pluie. La tenue de route devient souvent meilleure après deux heures de grosse pluie plutôt qu'au moment des premières gouttes. Soyez donc extrêmement prévoyant sur les distances de freinage et suffisamment « léger » sur le levier de frein : les motos récentes ont fait d'énormes progrès mais cela demande plus de maîtrise et cela ne s'acquiert qu'avec le temps.
Attention aux abords des caniveaux, de nombreux déchets (feuilles mortes, verre cassé, canette, etc...) sont souvent présents. Il faut avoir l'œil sur la circulation sans oublier l'état du sol. Seule une vitesse adaptée permet de réagir à temps.
Le vent fait son apparition. En diminuant ta vitesse, vous réduisez la prise au vent de votre moto vous pouvez ainsi mieux réagir face aux rafales. C'est aussi une période de forte activité agricole. Les grappes de raisins écrasées des vendanges ou encore des betteraves à sucre tombées du camion peuvent représenter un danger à la campagne.
En tout état de cause, pendant une « sortie tourisme » (moto, arrêts, visites et ainsi de suite) ne conduisez pas plus de 120 km d'affilés et adaptez votre pilotage à la météo. |